Protection insuffisante

Les femmes migrantes victimes de violences conjugales ne ne sont pas suffisamment protégées en Suisse. La législation actuelle et son application poussent les victimes ayant un statut précaire à rester auprès de leur conjoint violent. C’est le constat du groupe de travail « Femmes migrantes & violences conjugales » dans son rapport parallèle au premier rapport de la Suisse sur la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul (CI), rendu public le 5 juillet 2021.

Dans son communiqué de presse, le GT, dont a fait partie Camarada, indique : « La loi suisse instaure ainsi une discrimination entre victimes en fonction du statut du conjoint. La législation actuelle ne permet pas non plus de protéger sans risque d’expulsion les migrantes sans statut légal et les femmes étrangères vivant en concubinage. De nombreuses victimes n’osent ainsi pas quitter leur conjoint par peur de perdre leur permis de séjour et/ou de se faire expulser. »

Rapport parallèle sur les violences conjugales à l’égard des femmes étrangères ayant un statut précaire en Suisse. A l’attention du Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestiques GREVIO. Rédigé par le Groupe de travail « Femmes migrantes & violence conjugales », en collaboration avec frabina, FIZ, BIF et l’ODAE romand. Genève, juin 2021

Communiqué de presse, 29 juin 2021

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